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Cette vaccination a fait la preuve de son efficacité même si, comme nous le savons, le risque « 0 » n’existe pas. Il est entendu aujourd’hui que l’immunité ainsi acquise diminue avec le temps d’où la nécessité d’une troisième dose qui s’est peu à peu imposée, et par voie de conséquence la proposition  d’inclure la preuve de ce « rappel » dans le passe sanitaire. A défaut il ne serait plus possible pour les personnes concernées d’avoir un libre accès aux cinémas, théâtres, restaurants…

Interrogé sur LCI, j’avais exprimé mes réserves  quant à  cette  nouvelle obligation qui me semblait alors prématurée, considérant que les personnes qui ne pouvaient pas obtenir ce rappel au seul motif de n’avoir pas atteint l’âge de 65 ans, seraient injustement pénalisées.

Dans son allocution du WWW Emmanuel Macron a clarifié la situation  en précisant que cette éventuelle invalidation ne serait effective qu’à partir du 15 décembre 2021 et qu’elle ne  toucherait que les personnes âgées de plus de 65 ans. Les personnes plus jeunes et n’ayant donc pas la possibilité d’obtenir le rappel n’étant pas concernées.

Dans les heures qui ont suivi cette allocution, il y a eu un rush d’inscriptions auprès des différentes structures (centres de vaccination, pharmacies, cabinets médicaux…) habilitées à  effectuer le rappel. Celles-ci ont dû en conséquence  élargir leurs possibilités d’accueil.

Toutes les personnes de plus de 65 ans qui le souhaitent pourront donc avoir accès à la « troisième dose » et seules celles qui refuseraient ce rappel se verront alors pénalisées.

Christian Bourreau

Parlons de la société de demain

                        Adopté le 4 mars 2020 par l’Assemblée Nationale, sous les “fourches caudines” de l’article 49-3, le projet n’a pas été transmis au Sénat et il est peu probable qu’il revoie le jour sous sa forme actuelle avant des temps indéterminés.

Elle est aujourd’hui stoppée ?
Le projet venait de loin et visait à mettre en place un régime universel de retraite, remplaçant les 42 régimes actuels. D’emblée, certaines organisations syndicales,
CGT et FO en tête, efficacement soutenues par les grèves de la SNCF et de la RATP, ont refusé le principe même de cet objectif. D’autres syndicats, la CFDT en particulier, l’ont accepté, mais se sont radicalement opposés à l’une de ses dispositions prévoyant le recul de l’âge de la retraite à 64 ans.
Décidé le 17 mars, le confinement a conduit le Président à repousser l’examen des réformes, la priorité devant être donnée à la protection de l’économie et des salariés contre la pandémie qui commençait à s’étendre.


Peut-elle rebondir ?
Le Président a dit qu’il ne l’abandonnait pas, mais peut-être pensait- il qu’il la reprendrait dans son programme pour l’élection présidentielle de 2022 si, bien sûr il se
représentait, ce qui semble assez probable. Les organisations syndicales n’ont aucune intention de laisser le débat se rouvrir et il faut bien reconnaître que, pandémie aidant, la situation est encore moins favorable qu’en 2020.
La seule exception provient de Bruno Le Maire qui aimerait que l’on regarde la question du déficit qui s’est encore creusé et il est rejoint par les voix qui prônent une
réflexion sur l’âge de la retraite. Il faut rappeler ici que des trois paramètres identifiés par le COR pour équilibrer le système de retraite
- le taux de cotisation, le niveau des retraites et l’âge de départ - ce dernier apporterait une amélioration rapide, les deux autres se heurtant à l’opposition farouche
des syndicats, des retraités et des entreprises. La probabilité d’un rebond à court terme est, disons,improbable.

Faut-il se résigner ?
Ce serait, pour nous retraités, renoncer à notre intention de proposer à nos enfants et petits-enfants un régime de retraite simple et clair, leur permettant d’accumuler des droits quels que soient les chemins de leur carrière professionnelle, lesquels seront encore plus divers que ceux que nous avons
connus. Mais il serait irresponsable de sombrer dans l’extrémisme et il se peut qu’en attendant des circonstances plus favorables, des aménagements de la situation actuelle puissent intervenir.
Dans cet esprit, la CFR a identifié quelques sujets sur lesquels des discussions pourraient reprendre :
• Unification des régimes de réversion: L’article 46 du projet de loi proposait une telle unification avec, entre autres choses, ouverture du droit à 55 ans et pas de condition de ressources. D’autres dispositions de cet article sont discutables, mais il pourrait servir de point de départ.
• Calcul de la durée d’assurance : Les modalités varient d’un régime à l’autre. Une simplification serait bienvenue.
• Majorations de durée d’assurance et de pension pour enfants : Là aussi, les règles varient et l’harmonisation éliminerait de nombreuses interrogations et récriminations.
• Clarifier retraite progressive et cumul emploi/retraite : Ce pourrait être un moyen de sortir des blocages rencontrés lorsqu’il est question de l’âge de retraite :
62 ? 64 ? Autre ? Aucun ?

La retraite : plus de 20 ans de la vie
Par le fait d’un âge précoce de départ en retraite et d’une bonne espérance de vie, la durée de la retraite en France est supérieure à 20 ans – et même 25 ans selon une étude de l’OCDE de 2017. C’est un bien commun qui est malheureusement entaché de nombreuses différences et inégalités.

Œuvrons pour que nos enfants n’en souffrent pas.
Christian Bourreau

Article extrait du Courrier des Retraités n° 60

Gare aux gelées tardives

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